Global Unions réagit face aux dernières attaques antisyndicales de T-Mobile USA

14. Juni 2011: Le mouvement syndical international a réagi face à une offensive contre les droits des travailleurs par T-Mobile USA, filiale étasunienne de Deutsche Telekom

Suite à la récente offensive contre les droits des travailleurs par T-Mobile USA, filiale étasunienne de Deutsche Telekom, le mouvement syndical international, représenté par la Confédération syndicale internationale (CSI), a écrit à Rene Obermann, PDG de Deutsche Telekom, l’exhortant à intervenir sur-le-champ pour mettre fin aux violations des conventions internationales du travail par la direction de la société.

La semaine dernière, l’entreprise s’est lancée dans une virulente campagne antisyndicale aux États-Unis contre un groupe de plus de 40 employés techniciens qui tentaient de s’organiser pour amorcer des négociations collectives dans les États de New York et de Connecticut à travers le syndicat des travailleurs des communications Communications Workers of America (CWA).

Dans une lettre conjointe, Philip Jennings, secrétaire général d’UNI Global Union et Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI ont déclaré : « Nous écrivons pour exprimer notre profond désarroi concernant les développements récents dans lesquels se trouve impliquée la société T-Mobile USA, filiale de Deutsche Telekom aux États-Unis. Après une litanie de manœuvres antisyndicales systématiques, nous avions osé croire à un changement de conduite de la part de T-Mobile USA suite à l’annonce de l’offre d’acquisition faite par AT&T. Toutefois, lors de l’audience d’hier concernant les conditions afférentes aux élections sociales, « T-Mobile USA a adopté les stratégies antisyndicales typiques propres à l’industrie de l’« évitement syndical » aux États-Unis. »

Sous le slogan « Nous attendons mieux », le mouvement syndical international a lancé une campagne qui appelle la maison-mère de T-Mobile, le géant allemand Deutsche Telekom, à respecter les normes internationales du travail relatives au principe de non-ingérence auprès des employés en matière de syndicalisation. D’autre part, UNI Global Union tente depuis plusieurs années de conclure un accord-cadre international avec Deutsche Telekom, mais en vain.

Outre le recours à des procédures juridiques pour retarder les élections sociales, d’après le CWA, certains managers ont activement découragé leurs employés de soutenir l’organisation de syndicats en menaçant de révoquer les prestations auxquelles ils avaient droit s’ils votaient en faveur d’un syndicat.

« Nous vous exhortons à intervenir sur-le-champ pour exiger une issue différente. T-Mobile USA devrait reconnaître le syndicat sans délai lorsque soutien majoritaire il y a. Nous attendons mieux de la part de Deutsche Telekom », ont déclaré Jennings et Burrow.

AT&T a un accord avec le CWA qui garantit aux travailleurs le droit de choisir un syndicat librement de toute ingérence du patronat. Les termes de cet accord seraient applicables si la fusion de T-Mobile et AT&T est approuvée par les autorités de réglementation des États-Unis. L’UNI et la CSI ont publiquement soutenu la fusion sur la base des avantages pour les travailleurs et l’essor des services à large bande et à haut débit. Le gouvernement allemand détient 30% des parts de marché de Deutsche Telekom et DT deviendrait l’actionnaire majoritaire d’AT&T en cas de signature de l’accord de fusion.

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Letter to Deutsche Telekom CEO on T-Mobile union avoidance